Histoires de voyageuses

Interview : Amélie, 25 ans, 11 mois en Australie

27 janvier 2017

Comme tous les vendredis, je vous propose de découvrir aujourd’hui le portrait d’une voyageuse en solitaire : Amélie, qui est partie à 25 ans parcourir l’Australie pendant quasiment un an.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Alors je m’appelle Amélie, j’ai 28 ans. Je suis originaire de Rennes et je bosse sur les ferrys qui font la traversée Bretagne / Angleterre. Mes études ne sont pas des plus passionnantes et n’ont surtout rien à voir avec ce que je fais maintenant ou le voyage ^^ A propos de mon parcours, j’ai voyagé au Canada, en Australie et en Italie (hors travail évidemment).

Pourquoi, quand et où es-tu partie seule ?

Je suis partie la première fois seule en Australie. Pourquoi l’Australie ? J’ai toujours voulu aller là-bas, je n’ai jamais compris pourquoi. J’y suis partie en 2014 (de février à décembre). Ensuite, j’ai fait l’Italie en novembre 2015 et en novembre 2016, un mois à chaque fois ; je rentre tout juste.

L’idée de partir seule m’est venue quand je suis partie voir une pote à Montréal en 2012 je crois (je ne suis plus sûre de la date) ; elle était là-bas en PVT et c’était la première fois que je partais si loin. Au final, elle travaillait la journée donc je me suis retrouvée à visiter la ville seule. Quand je suis rentrée, je me suis dis que c’était le moment de partir loin ! Pour l’aspect « partir seule », ça s’est fait petit à petit en préparant le voyage.

Y-a-t-il eu des choses qui t’ont fait peur avant de partir ?

Avant de partir, j’avais la même trouille que tout le monde la première fois : ne pas réussir à m’en sortir, ne pas trouver de boulot…. ne pas m’en sortir en anglais ! Puis, finalement, comme je suis une « organisation freak » (il faut que je contrôle tout), j’ai préparé mes débuts en Australie autant que je le pouvais et ça m’a permis de partir relativement sereine… Jusqu’à dans l’avion, quand j’ai réalisé que je partais vraiment.

Comment ont réagi tes proches à l’annonce de ton projet ?

Ma mère m’a dit « vas-y ! c’est pas quand tu auras mon âge que tu le feras !! ». Mon père ne m’a pas crue jusqu’à la semaine de mon départ, où il a commencé à se / me poser des questions et à flipper. Au final, c’est passé et, quoi qu’il arrivait, je partais.

Est-ce que tu regrettes d’être partie seule ?

Même pas en rêve je regrette d’être partie seule. Quand je préparais le voyage, je pensais partir avec quelqu’un, puis, j’ai réfléchi : j’y allais pour améliorer mon anglais en plus du reste alors si je partais avec un français, j’allais parler uniquement français. Du coup, être seule, c’était top. Puis, quand tu es seule, tu décides vraiment de ce que tu fais : pas de culpabilité si un jour, tu as juste envie de rester à glander chez toi.

Ça m’a aussi beaucoup aidée à m’ouvrir aux autres : avant de partir, j’étais vraiment réservée, je ne parlais pas trop aux gens… Là j’avais pas le choix. Bon, je ne suis toujours pas quelqu’un de très loquace et ouverte, ‘faut pas rêver, ce n’est pas un remède, mais je me suis améliorée.

Avec le recul, je ne changerais rien ! Il ne m’est rien arrivé de dingue, pas d’insécurité, je contrôle toujours !! Enfin, si, peut être que je me mettrais un coup de pied au cul pour justement ne pas tout contrôler comme ça, parce que j’ai peut-être rater des occaz sympas.

As-tu une anecdote ou une rencontre particulière que tu aimerais raconter ?

A mon arrivée à Melbourne, l’adrénaline, la joie d’être là et la confiance m’ont un peu fait changer. Du coup, quand je me suis trouvée une chambre dans une maison et que celle-ci était prête deux jours plus tard, je me suis retrouvée sans logement pendant deux nuits. Ma proprio m’a proposée de m’héberger pendant ce temps-là. J’ai demandé combien ça coûterait et elle m’a dit « ne t’inquiètes pas pour ça, c’est gratuit ». J’ai accepté, confiance !

Mais le soir même, je me suis dit que j’étais complètement folle, si elle ne me demandait rien, c’est forcément qu’il y avait un truc. J’avais vraiment peur de tomber dans une famille de tarés. Au final, le couple était policier dans la brigade des mineurs, on ne m’a rien demandé en échange du logement et ils ont même mis la grand-mère à dormir par terre dans le salon pour que j’ai la chambre. C’est là que je me suis rendue compte que les Australiens sont géniaux, généreux et (beaucoup trop) gentils =)

Qu’est-ce qui t’a le plus plu dans ton voyage en solo ?

Je me suis complètement découverte une autre personnalité ; quand je voyage je suis différente et j’adore ça. Et bien sur les paysages, les rencontres… C’est toute ma période là-bas que j’ai adoré.

As-tu rencontré des difficultés en partant seule ?

Certains jours, j’étais à plat moralement et donc, je n’avais pas grand monde avec qui en parler mais ça ne durait jamais.

As-tu comme projet de repartir seule ?

J’ai fait plusieurs voyages seule et le dernier en date me donne envie de partir avec du monde maintenant. Je pense que je continuerais à me faire quelques voyages seules, mais j’ai déjà des plans pour d’autres pays lointains avec d’autres personnes que j’ai rencontrées et qui veulent voyager aussi, donc pourquoi se priver.

As-tu un conseil pour celles qui hésitent à partir seule ?

Lire des blogs comme le tien pour trouver des témoignages et se rendre compte que ce n’est pas sorcier… Sinon, commencer par un pays proche du sien, ou partir pour un city trip. Tout le monde n’est pas obligé de partir comme ça pour une année entière à l’autre bout du monde !

As-tu un blog ou une page facebook sur laquelle on peut suivre tes aventures ?

Mon blog, My Home Earth. J’y donne des conseils sur ce que j’ai testé et visité… Il n’est pas encore très développé mais je raconte mon dernier voyage en Italie en ce moment.

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