Préparatifs et planning

Départ en tour du monde : les derniers conseils

21 juillet 2017

Les préparatifs d’un grand départ autour du monde peuvent prendre pas mal de temps, même malgré une organisation au top. Après notre petite expérience de « je lâche tout et je me casse » et, surtout, avec toutes les erreurs que nous avons accumulées (parce qu’on est plutôt doués là-dedans, tu vas voir), voici nos quelques conseils pour partir (plus) sereinement (que nous). Et, crois-moi, notre départ a vraiment été un échec.

* N’ayant même pas eu le temps de prendre une photo de nous avant le départ (non mais franchement), cette photo date de Chine, mais c’est plutôt intemporel 😀

1/ Libère toi le plus de temps possible

Au moins deux fois plus de temps que ce que tu as prévu. Entre l’arrêt de notre travail et notre départ, nous avions prévu respectivement 10 jours de libres pour Michaël et une semaine pour Agnès. Laisse-moi te dire qu’une semaine de plus n’aurait pas été de trop.

Entre la tournée des au-revoir, la deuxième tournée des au-revoir (oui, parce qu’il y a forcément des personnes qui voudront te faire un dernier bisou), l’achat du matériel restant, les formalités administratives, la vente des meubles et le vidage de l’appartement (si, ce mot existe)… nous avons couru dans tous les sens et sommes partis un peu comme ça :

En fait, nous sommes littéralement partis comme ça à l’aéroport.

2/ Teste ton matériel

Bon, déjà, on va commencer par « commande-le suffisamment à l’avance ». Surtout s’il vient de loin. Par exemple, le combo bonnet + écharpe que Michaël avait repéré sur internet est arrivé par la poste le jour même de notre départ. Tu vois un peu notre niveau ?

En dehors du délai de livraison, une partie du matériel (surtout si tu l’as déjà depuis un moment) peut être en mauvais état ou inadapté. De mon côté, j’avais reçu, environ un mois avant le départ, une lentille pour mon appareil photo, que j’ai bien tranquillement mise dans le tas des affaires qu’on emmenait, sans même l’essayer. Le dernier jour (oui, sinon c’est pas drôle), je l’essaye et là, que vois-je… Elle est arrivée avec le mauvais diamètre. Elle est donc tout simplement inutilisable. Je l’ai signalé à la boutique, qui m’en a renvoyée une de suite, mais c’était bien évidement trop tard pour moi.

Le mieux est donc de s’y prendre suffisamment à l’avance pour recevoir l’intégralité de son matériel au moins 15 jours avant de partir, pour avoir le temps de le tester et de le changer en cas de besoin.

3/ Fais une liste du matériel indispensable et vérifie 3 fois que tout y est

Oui, parce que c’est beau de faire des listes, mais si elles restent dans le PC, elles ne sont pas bien utiles, n’est-ce-pas ? Après avoir peaufiné les miennes pendant des jours, des semaines, je les connaissais par cœur. Mais je n’ai pas pris le temps d’étaler mon matériel pour cocher chaque case. Résultat : le chargeur de mon appareil photo, que j’étais persuadée d’avoir, n’était pas du tout dans mon sac (soit dit en passant, en réfléchissant, il n’était clairement pas dans les affaires qui sont restées à Paris, j’ignore donc où il peut être…). Je me suis retrouvée, après 3 semaines au Brésil, à devoir en commander un nouveau et à me le faire livrer dans un hôtel de Sao Paulo. Tout est bien qui finit bien, mais cette bêtise m’aura encore coûté une trentaine d’euros.

4/ Fais un essai de ton sac

On a tous déjà fait les frais d’un sac trop lourd. C’est tout simplement une torture, pour le dos et pour le moral. On a coutume de dire que seuls 20 % de nos affaires vont servir lors d’un voyage, et c’est très souvent vérifié (pas seulement pour les vêtements, mais aussi pour les bricoles à côté, les fameuses « ça peut servir ») ;

Parmi la masse de choses que nous avions achetées, nous n’avons pas eu le temps de faire le tri entre ce qui allait vraiment nous être utile et ce qui allait se révéler sans intérêt. On a donc tout emporté avec nous.

Si tu es moins pressé que nous, le mieux est de faire deux tas : les choses VRAIMENT importantes (ce que tu prendrais réellement si tu n’avais qu’un sac Eastpak par exemple) et les autres. Puis, tu remplis petit à petit ton grand sac, en surveillant le poids à chaque rajout de matériel. On dit que l’idéal est de porter 10 % de son poids, mais on peut pousser jusqu’à 15 % sans problème de confort. Une fois arrivé.e à ta limite de portée, tu dois faire en sorte de ne plus rien rajouter qui alourdirait ce poids, quitte à échanger des articles.

N’ayant pas eu le temps de faire ça avant notre départ, nous l’avons fait à notre arrivée, et avons laissé environ un quart de nos affaires, au bas mot, à l’aéroport. Puis, nous nous sommes rendus compte que nous étions toujours un peu trop lourds, et avons sacrifié une autre grosse partie quelques jours plus tard. Cette erreur est très certainement celle qui coûte le plus d’argent. Désormais, nos sacs font environ 11 kilos pour moi et 14 pour Michaël. J’avoue que, s’il arrive à porter ce poids sans problème, ça me semble encore un peu lourd et j’ai hâte de refaire un tri prochainement.

5/ Vérifie la validité de tes papiers d’identité, permis, cartes bancaires et téléphone

Allez, on continue dans l’équipe la mieux organisée du monde. Cette fois, c’est un combo gagnant :

  • Le permis de conduire international de Michaël est arrivé par courrier 5 jours après notre départ,
  • L’offre de la banque N26 (qui était censée nous permettre de retirer dans tous les pays à frais méga-réduit) nécessitait de recevoir une nouvelle carte bancaire, que nous avons commandée trop tard.

Ces deux documents reposeront donc gentiment dans nos cartons pendant que nous serons en voyage.

En plus de ça, nous n’avions pas eu le temps d’activer l’option internationale de Free, qui permet d’émettre et de recevoir des appels (et des SMS) à l’étranger. Ce qui s’avère vite compliqué en cas d’achat sur internet. Dès notre arrivée, nous nous sommes connecter à notre espace client pour le faire, ce qui nécessite la « recharge » de 10 € (l’option internationale fonctionne un peu comme une mobicarte). Oui, sauf que pour payer par carte bancaire, il faut rentrer un code reçu par sms. Et pour recevoir le sms, il faut payer 10 €. Tu vois la logique ? Merci Free. Mais, surtout, merci maman pour m’avoir donné tes codes de carte bleue.

Bref, nous avons accumulé les erreurs avant notre départ, et tout ceci aurait pu être tout simplement évité si nous avions eu quelques jours de préparation en plus, pour nous permettre de gérer tous ces aspects avant de partir. Il n’y avait rien de bien compliqué, seulement du temps que nous n’avons pas pris. Si tu veux t’éviter du stress inutile, tu sais donc comment faire : tout le contraire de nous !

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