Chine

Les 4 000 marches de Huang Shan

11 octobre 2016

Il existe de nombreux monts sacrés en Chine, mais j’ai porté mon dévolu sur Huang Shan ou les Montagnes Jaunes. Avec ses 4 000 marches et ses 1 864 m d’altitude, il n’est pas le plus haut mais le plus accessible pour moi (surtout depuis Hangzhou). J’avais prévu de dormir à son sommet, mais tout ne s’est pas passé comme prévu…

Le trajet depuis Hangzhou

Un bus mène directement depuis la gare routière de Hangzhou jusqu’à la ville au pied des montagnes (105 Y). Le trajet, censé durer 3 heures, dure en réalité un peu plus longtemps (4 h 30 dans mon cas).

Je voulais arriver en ville avant la fermeture des guichets, pour faire l’ascension en fin d’après-midi, dormir au sommet et m’offrir le lever de soleil à 1 800 mètres d’altitude. Mais mon trajet a duré moitié plus longtemps et plus aucune navette ne partait vers l’entrée de la montagne.

Conseil n° 1 : Toujours prévoir une bonne marge au niveau des transports routiers.

Conseil n° 2 : S’il n’y a plus de bus pour l’entrée de Huang Shan, des taxis peuvent y amener.

Je me suis donc retrouvée à devoir trouver un hôtel au dernier moment dans cette toute petite ville de campagne où personne ne parle anglais. Et j’ai pu y découvrir la générosité des Chinois. Un couple, qui avait pris le même bus que moi, dégaine son téléphone et appelle pour moi M. Hu, qui vient me chercher à l’arrêt de bus et m’emmène à son hôtel.

Bien évidemment, je conseille fortement son hôtel (100 Y la chambre double avec salle de bain) ! M. et Mme Hu sont très accueillants et serviables, les chambres sont propres et les plats qu’ils proposent sont tout simplement délicieux. M. Hu peut également se charger de tout type de réservations.

J’ai retrouvé, à son hôtel, Tom et Emily, un couple d’anglais rencontrés à Shanghai et qui avaient pris le bus directement depuis la ville (7 h de trajet tout de même).

L’ascension du Mont

Au matin, nous entamons donc notre ascension (ticket d’entrée : 230 Y). Au total, plus de 3 heures pour grimper les quelques milliers de marches jusqu’au sommet. Les paysages sont à couper le souffle et je m’octroie suffisamment de pauses pour en profiter.

Conseil n° 3 : Prévoir un stock suffisant d’eau et de nourriture en bas, les prix augmentant avec l’altitude.

Nous nous faisons lamentablement doublés par les porteurs, ces hommes qui montent et descendent en courant, à longueur de journée, avec des sacs pleins de victuailles pour les commerces qui se situent au sommet. Mais nous nous faisons aussi doubler par des Chinoises venues faire leur petite grimpette en talons hauts et en jupes. Encore un mystère asiatique.

Une fois arrivés au sommet, nous visitons les différents pics (3 au total, avec des points de vues différents) et nous laissons volontiers prendre en photo par les autres touristes qui le demandent.

J’ai eu la surprise, à plus de 9 000 km de chez moi, de retrouver des cadenas d’amour, ces cadenas qu’on voit habituellement sur le Pont des Arts et que les amoureux gravent de leurs initiales, accrochent puis jettent la clé dans le vide.

Huang Shan 11

En milieu d’après-midi, je tarde trop et suis obligée de prendre le téléphérique, bien mérité, jusqu’en bas (80 Y). Je le conseille fortement car il offre un panorama sur des zones inaccessibles à pied.

M. Hu m’attends en bas et me ramène à la gare routière, où je prends le bus qui me ramènera à Hangzhou.

Budget et bilan

Finalement, cette ascension était bien plus difficile que ce à quoi je m’attendais. Mais j’y suis arrivée au bout, et j’en suis fière. Le sommet se mérite mais, vraiment, il vaut le détour. Monter à pied et redescendre en téléphérique est plutôt un bon compromis, mais les plus petits budgets pourront tout faire à pied sans soucis. Au total, cette excursion (en comptant le trajet depuis Hangzhou) m’aura coûté 91 €, soit un peu plus de 45 € pour les deux jours.

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